Clôture du 105e Chapitre provincial : une main tendue vers l’avenir
Après plusieurs jours de discernement, de débats et de prière, le 105e Chapitre provincial de la province Saint Jean Baptiste (France et Océan Indien) s’est achevé le 27 février 2026 à Paris. Après la validation des orientations définies tout au long du Chapitre, capitulants, invités, résidents et collaborateurs se sont retrouvés dans la chapelle du Centre Lecourbe pour la messe de clôture.
Dans son discours final, le supérieur général, Frère Pascal Ahodegnon, a rappelé le sens de cet événement qui se déroule tous les quatre ans dans chaque province de l’Ordre à travers le monde. « Le Chapitre a été un événement spirituel, soutenu et accompagné par le Saint-Esprit qui nous a guidés dans toutes ses phases. »
Frère Pascal s’est réjoui de « l’expérience de communion et de synodalité vécue tout au long du processus, depuis la phase préparatoire jusqu’aux travaux en assemblée. »
« Collaborateurs, Frères, bénévoles, amis, tous ont contribué à rendre visible ‘l’Ordre synodal’ en acte. »
Parmi les priorités réaffirmées durant ce Chapitre, le supérieur général a plus particulièrement cité le renforcement de la vie spirituelle et fraternelle, la formation initiale et permanente, la pastorale des vocations, et la revitalisation de l’École d’Hospitalité. « Prenez soin du Charisme. Prenez soin les uns des autres », a-t-il conclu, appelant par ailleurs le nouveau gouvernement provincial à consolider les liens entre provinces en Europe du Sud et à poursuivre la structuration de l’Océan Indien.
Les orientations, « une boussole de feu »
En tant que nouveau provincial – élu la veille –, Frère Mathieu Sisahaye a ensuite pris la parole. Son premier mot a été celui de la reconnaissance. Reconnaissance pour le travail accompli, pour l’unité vécue avec l’Ordre universel, pour le service du provincial sortant, Frère Paul-Marie Taufana, et pour tous ceux qui ont permis un discernement constructif tout au long de ce Chapitre. Il a par ailleurs donné le ton de ce nouveau mandat qui commence. « Les orientations que nous avons adoptées aujourd’hui ne doivent pas rester un texte de papier. Elles doivent devenir notre boussole de feu. »
« Diffuser l’hospitalité dans un monde en mutation n’est pas un slogan pour nos brochures. C’est un acte prophétique, dans un monde souvent dur et fragmenté. »
L’hospitalité, une œuvre collective
A l’occasion de la messe de clôture, le Père jésuite Christophe Kerhardy, qui accompagne les Frères depuis plus de cinq ans, a repris la parabole du Bon Samaritain pour rappeler que l’hospitalité est toujours une œuvre d’équipe : « le Samaritain, l’âne, l’aubergiste… chacun a sa part. » Ainsi, aux côtés des Frères, il a rappelé l’importance d’œuvrer ensemble, collaborateurs, bénévoles, mais aussi les personnes accueillies elles-mêmes, « qui diffusent l’hospitalité dans un monde en mutation par leur courage et leur goût de vivre. »
Une province appelée à marcher ensemble
Alors qu’une nouvelle page se tourne dans l’histoire de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu en France et dans l’Océan indien, Frère Mathieu Sisahaye a rappelé l’ampleur de la tâche qui attend la province. « Tant mieux si nos besoins sont exigeants. Ils nous arrachent à la routine qui endort le charisme. Ils seront féconds si nous gardons un seul regard, celui porté sur la personne vulnérable qui nous est confiée. » Il a insisté pour que tous avancent ensemble sur ce chemin exigeant.
« La Province n’avancera que si chacun – Frère, Sœur, collaborateur – prend sa part dans un esprit de coresponsabilité. Je n’ai pas vocation à être un héros solitaire. Mon désir profond est d’être un Frère parmi les Frères, un serviteur de l’unité et un veilleur sur la mission. Si nous marchons ensemble, pas à pas, nous ne craindrons aucun défi, car l’hospitalité est une force qui ouvre l’avenir. »


